La qualité de l’air reste un enjeu sanitaire et environnemental majeur en France. Si la tendance sur le long terme montre une amélioration pour plusieurs polluants, certains épisodes (ozone en été, particules en hiver, pics locaux de NO₂ liés au trafic) et des zones urbaines précises restent particulièrement affectés. Cet article cartographie et explique où et pourquoi la qualité de l’air s’est le plus dégradée entre 2024 et 2025, en s’appuyant sur les jeux de données officiels (Geod’air, PREV’AIR et les AASQA régionales).
Une carte permet de visualiser les corridors de pollution, les quartiers exposés et d’orienter les politiques locales (trafic, chauffage, zones à faibles émissions). Les cartes sont aussi indispensables pour informer les citoyens et prioriser les actions correctrices. Les données de surveillance (stations de fond et de trafic) combinées à des modèles de dispersion donnent une vision fine à l’échelle urbaine et métropolitaine.
La carte ci-dessous donne un score de dégradation par agglomération (dégradée → rouge).
Le site PREV'AIR ci-dessous montre les pics de pollution en fonction de la date et du type de polluant au choix (PM10, PM2,5, O3 ou NO2).
Exemple de la diffusion des parricules fines PM10 sur la journée du 22/11/2025
Globalement les sources principales pour analyser la qualité de l'air en métropole sont les bases nationales Geod’air (données des stations AASQA), PREV’AIR (modélisations/prévisions).
Certains bilans nationaux proposent également des cartes en faisant des focus sur des périodes ou certains types de polluants, comme le document ci dessous qui présente de manière détaillé le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2024.
La tendance générale est que la qualité de l’air s’est globalement améliorée sur le long terme, mais des dégradations localisées apparaissent entre 2024 et 2025, surtout liées à des épisodes d’ozone estivaux et à des périodes hivernales de particules fines dans certains bassins urbains.
Le bilan indique qu’en 2024, 23 agglomérations françaises (voir carte ci-dessous) ont enregistré des dépassements réglementaires pour quatre polluants.
En effet, en dehors de la région parisienne, qui a dépassé les seuils pour le dioxyde d’azote, les agglomérations de l’est et du sud de la France ont connu des dépassements de seuil pour l’ozone.
En Guyane et en Martinique, des concentrations de particules fines PM10 dues aux brumes de sable ont également contribué à la dégradation de la qualité de l’air.
Les épisodes de pollution d’ampleur nationale ont eu lieu en mars et en juin en métropole, et sur la quasi-totalité de l’année 2024 pour les Antilles et la Guyane !
On le voit au fil des pages de ce bilan, les périodes et sources sont assez variées :
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Les corridors routiers et zones de trafic intense restent des sources dominantes de NO₂ (pics localisés autour des rocades et axes majeurs).
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Ozone : hausse saisonnière en été, avec pics régionaux liés à la canicule et l’ensoleillement (effet transfrontalier et photochimie).
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Particules fines (PM) : épisodes hivernaux amplifiés localement par le chauffage résidentiel (bois) et des conditions météorologiques de stagnation.
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Villes qui méritent un suivi particulier : grandes métropoles (Paris, Lyon, Marseille), mais aussi certaines agglomérations moyennes où les stations enregistrent une augmentation des jours de dépassement. Pour Paris, malgré des progrès sur la décennie, certains secteurs (rocades, axes périphériques) restent problématiques.
La période 2024–2025 montre que la qualité de l’air reste une préoccupation locale : si les tendances nationales sont globalement positives, les zones urbaines et les épisodes saisonniers provoquent des dégradations qui nécessitent une action ciblée.
Les cartes (Geod’air, PREV’AIR) sont des outils indispensables pour comprendre, communiquer et agir à l’échelle locale.
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